CocoRosie - God has a voice, she speaks through me
Une nouvelle chanson pour CocoRosie, à écouter sur le myspace du duo. Plutôt pas mal, non ?
Une nouvelle chanson pour CocoRosie, à écouter sur le myspace du duo. Plutôt pas mal, non ?
Flûte, ils ont viré Thomas. Personne ne l'avait vraiment vu venir, y compris (et surtout) le jury, qui a fait part de sa consternation. Au vu de ses prestations très inégales depuis le début de l'émission, Ycare semblait pourtant un candidat plus sérieux au départ. Le jeune corse, lui, semblait avoir trouvé son style, à mi-chemin entre Jack White et M. Mais ce ne sont pas les prestations qui déterminent qui reste ou qui part, alors...
De cette émission, on retiendra aussi que pour la première fois cette année, les candidats avaient deux chansons pour convaincre, beaucoup de problèmes de prononciation, et trois chansons de Gainsbourg.
Lucile a ouvert le bal avec Ain't another man, de Christina Aguilera. La jeune candidate y met toute son énergie, mais la prononciation de l'anglais n'est pas toujours au top. Ce qui décridibilise du coup une bonne partie de la prestation. Pour Sinclair, il y a d'ailleurs "trop d'énergie" et "trop de fausses notes". Lio n'est pas d'accord. André Manoukian a ressorti les grosses références : "J'ai presque vu Aretha Franklin", a-t-il lancé. Rappelons que selon lui, Miss Dominique faisait quasiment la nique à Nina Simone. Elle a fini chanteuse officielle de l'UMP. On souhaite meilleur sort à Lucile.
Pour son deuxième passage, la jeune fille a interprété l'adjaniesque Pull Marine. Pas forcément raté, mais un peu trop premier degré pour être honnête.
Cédric, lui, était sur du costaud. Bonnie & Clyde. Il l'interprète seul et rock-ise un peu le titre, en hurlant ici ou là. Mais tout reste propret. Le titre aurait sans doute mieux convenu à un Julien Doré. Lio déclare qu'elle n'est pas convaincue par "le flow" du trentenaire. "Pour rester dans la métaphore marine", Philippe Manoeuvre y voit "un naufrage de pédalo dans la baie de Calvi".
Le rédac. chef de Rock & Folk ne sera pas plus emballé par le Let's Dance du candidat. "Si cette chanson avait été réussie, on se serait tous levé pour danser", a-t-il affirmé. Ce qui n'était manifestement pas le cas. On aura noté là encore de vrais problèmes de prononciation, qui, mêlés à une imitation pas toujours heureuse de Bowie donnait une sérieuse impression de yaourt par moment.
Thomas n'a récolté que du bleu sur ses deux prestations, Louxor J'adore et Goodbye Philadelphia (d'un certain Peter Cincotti). Sur la première, on notera que le fameux "J'adoooore" était pris en voix de poitrine - et pas toujours au bénéfice de la justesse. Le deuxième titre, sans être palpitant était impeccablement interprété. André Manoukian qui trouve que le candidat a "la bouche de Mick Jagger" le met en garde contre "le syndrôme de la patate chaude". L'expression détournée de son sens classique renvoie ici au problème de prononciation du jeune homme, ce que Sinclair appelait son "accent québecois".
La semaine dernière, Amandine chantait du Phil Collins. On reste cette semaine dans les hautes sphères de la composition musicale avec du Donna Summer et du Superbus. La candidate ne mérite-t-elle pas mieux ? La toulousaine, qui n'a pas une tête à chapeau, semble en tout cas extrêmement à l'aise sur Bad Girls. Lio est heureuse de la voir sortir enfin du registre "Joe Cocker meets Janis Joplin" et Sinclair lui réclame un peu plus de nuance. Pour Dédé, son jeté de chapeau "renvoie Kim Basinger au rang de Soeur Sourire".
La prestation sur la chanson de Superbus est moins intéressante et vaut à Amandine ses premiers "rouges" de la saison. Peu amène avec la chanson, Philippe Manoeuvre juge que "il est très difficile de faire une course de Formule 1 au volant d'une 2CV". André Manoukian juge cette fois-ci qu'elle "minaude" trop.
Ycare se rate complètement sur Mistral Gagnant, sa première chanson. C'est faux, scolaire et ennuyeux. La caméra guette les larmes de Sam. En vain. André Manoukian s'excuse : "On t'a coupé le kiki la semaine dernière" avec ces histoires de "lâcher/dompter le monstre". Pour Sinclair, il était "à côté" de la chanson. Sam acquiesce de la tête. Le raspoutine de Baltard, la mine sombre, se contente de répondre, désabusé : "Il arrive le monstre".
Et le "monstre" d'arriver sur Crazy de Gnarls Barkley, chanté joliment jadis par Tigane. En fait de monstre, le candidat livre une interprétation assez réussie et cette fois-ci tout le monde est content, Sam le premier. A ce propos, avez-vous remarqué combien les t-shirts Ycare ressemblent aux t-shirts Metallica ? Lars Ulrich, le batteur du groupe, a fait des procès pour moins que ça.
Vient ensuite Jules avec Dis, quand reviendras-tu et Machistador, de M. Lio ne trouve pas de mots assez durs pour juger la reprise de Barbara : "Un massacre", juge-t-elle, tant pour les coupes dans la chanson (impératif de temps, répond l'animatrice) que pour l'interprétation. Et on a du mal à ne pas être d'accord avec elle. Moins de problème sur le second titre, malgré des avis divergents ("tu singes M." pour Sinclair ; "tu es un petit prince" pour André Manoukian).
Après Barbara, c'est au tour de Léo Ferré de passer sur le grill. On a d'abord très peur quand Benjamin se lance à l'assaut d'Avec le temps. Les premières phrases sont catastrophiques : fausses, mal prononcées. Mais le gamin de Paris se rattrape par la suite. Gros plans insistants sur les yeux humides de sa mère. A son premier passage, Benjamin a (pas mal) chanté D.A.N.C.E. de Justice, en nous ressortant ses gesticulations habituelles.
Avant de se soumettre au verdict de la ménagère de moins de 50 ans, de l'homosexuel(le) de moins de 35 et de l'adolescente de moins de 15 ans, les candidats reviennent une dernière fois avec Je suis venu te dire que je m'en vais. Une fois de plus, les harmonies de groupe se révèlent désastreuses.
Il eût été plus judicieux de confier la chanson à Thomas seul. Et pas forcément pour le côté ironique de la chose.
C'est l'un de ces groupes que beaucoup ne pensaient jamais voir en concert. Il suffisait d'être patient, voilà tout. Onze ans après leur deuxième album studio le groupe anglais venait ce soir (et demain) présenter Third au Zénith de Paris.
La première partie nullissime n'aura pas réussi à gâcher l'enthousiasme du public, qui a réservé une première ovation à l'arrivée du groupe, et une deuxième quand, quelques dizaines de secondes plus tard, Beth Gibbons s'est tournée face à la salle.
Le concert débute avec deux chansons du dernier album. Puis, les premières notes de Mysterons (sur Dummy) retentissent et le public laisse exploser une joie mêlée de soulagement : ils vont faire les anciens morceaux. Et dieu que c'est bon d'entendre ces chansons toutes ces années après. Les extraits de Third tiennent complètement la route, défendus avec ardeur par le trio Barrow-Gibbons-Utley (ce dernier semble avoir eu des problèmes de pédale), accompagnés de trois musiciens. Et le live constitue indéniablement une valeur ajoutée, à l'image de l'excellent Magic Doors, presque feutré sur disque, qui prend toute son ampleur sur scène.
Au rayon classiques, Glory Box et un faux départ (un musicien s'est trompé dans la set list) de Roads remportent la palme à l'applaudimètre. Cette dernière, jouée en rappel, constituait sans doute le moment le plus fort d'un concert très dense. Les premiers accords ont imposé un silence quasi-religieux au Zénith - ce qui n'est pas une mince affaire. Et quelle chanson incroyable...
Recroquevillée sur son micro, Beth Gibbons a été impériale de bout en bout. Que dire d'autre ? Exceptionnelle en général, impressionnante en particulier sur un morceau comme Wandering Star. Sirotant sa pinte entre deux morceaux, souriante, la timide chanteuse s'est même permise à la fin du concert de descendre dans la fosse et d'aller serrer les mains à toute la première rangée, devant un public médusé.
L'attente en valait la peine.
Soyons un peu professoral deux secondes : on a un peu tendance à désigner folk toute musique basée sur le duo guitare/voix. C'est oublier un peu vite le sens du mot folk, peuple. Si Joan Baez est la quintessence même de la chanteuse folk, c'est bien parce qu'elle est une chanteuse populaire avant tout, ancrée dans une réalité sociale de son temps, et à partir de là capable de chanter aussi bien des chansons populaires, engagées qu'intimistes.
Le live Ring them Bells, de 1995, explore toutes ces facettes de l'artiste. L'album, réédité l'an dernier avec de nouvelles chansons, tire son titre d'une chanson de Bob Dylan. Outre le tour de chant de l'artiste, il contient de nombreux duos. Citons les apparitions des Indigo Girls, Mary Black, Mary Chapin Carpenter, Kate & Anna McGarrigle, Janis Ian, ou encore la propre sœur de l'artiste Mimi Farina.
Parmi ce recueil d'interprétations toutes plus excellentes les unes que les autres [liste complète sur Wikipedia], on retiendra en particulier le dylanien Don't think twice it's alright avec les Indigo Girls, le magnifique Jesse, de Janis Ian, en duo avec son auteure, ou encore la chanson traditionnelle Geordie.
A noter que Joan Baez change la fin de Diamonds and Rust, interprété avec Mary Chapin Carpenter. "If you're offering me Diamonds and Rust / I've already paid", chante-t-elle habituellement sur cette superbe ballade qui évoque sa relation avec Bob Dylan. Ici, les années aidant, les paroles deviennent : "If you're offering Diamonds and Rust / Well I'll take the Diamonds." On peut entendre la réaction enthousiaste du public à cette petite actualisation.
Et puis il y a cette voix. Toujours aussi belle et aussi puissante, près de trente ans après les débuts de la reine mère du folk - bel oxymore, s'il en est.
On a connu sortie plus digne... et surtout plus élégante. Plus originale, aussi. Questionné sur ce qu'il ressentait après avoir été éliminé, Kristov ne pouvait-il pas trouver mieux que "J'ai envie de faire caca" ? Légèrement décontenancée mais visiblement pas dépourvue d'humour, Virginie Efira a feint de s'étonner quelques secondes plus tard : "Ah, tu es encore là ?".
L'homme à lunettes a pourtant eu le temps de préparer sa sortie. Sauvé une première fois par le jury, il semblait évident que semaine après semaine, le vent du boulet se rapprochait. Sa prestation calamiteuse sur une chanson qui ne l'était pas moins aura été la goutte qui fait déborder le vase. Tout est parti d'un malentendu. Sinclair qui avait avoué s'être "fait chié" - pour rester dans la métaphore scatologique - la semaine dernière sur Mon fils, ma bataille (et il n'était pas le seul) l'avait enjoint à être plus drôle. Un conseil que le futur père a pris un peu trop au premier degré. "Pourquoi pas le nez rouge, aussi ?", lui a lancé une Lio visiblement consternée.
Jules, qui s'était également fait remonter les bretelles par Sinclair la semaine dernière, a mieux retenu la leçon. Le "branleur" s'essayait à Calling you, grand classique néo-starien, s'il en est. On en baillait d'avance, quand, surprise, son interprétation s'est révélée assez brillante. Réussir à dépoussiérer cette chanson valait bien quatre bleus. "Ca fait tellement plaisir d'entendre ces "Aaah" par quelqu'un d'autre qu'une chanteuse casse-couille", a commenté avec sa légèreté habituelle André Manoukian. Miss Dominique, qui en son temps avait livré un Calling You façon 35 tonnes du pathos, a dû apprécier.
Olivia Ruiz a dû avoir elle aussi comme un sifflement dans les oreilles. Suite à la prestation de Lucile sur son Je traîne des pieds, Lio a déclaré que la candidate de la Nouvelle Star avait plus de personnalité que l'ancienne de la Star Ac, et Philippe Manœuvre a qualifié la chanson d'"affreuse". Tous deux ont malgré tout félicité la jeune fille pour son passage il est vrai assez réussi. Seul Dédé a trouvé qu'elle ne se démarquait pas assez de l'interprète originale.
Le gros morceau de la soirée était pour Benjamin. Ce dernier avait choisi de reprendre un titre peu connu du public de ce côté-ci de l'Atlantique : A song for you, de Donny Hathaway. La prestation de Benjamin, par ailleurs impeccable, a souffert du maniérisme habituel du jeune candidat. Et semble-t il d'un mixage noyant quelque peu sa voix parmi les instruments.
Avec Eteins la lumière, Cédric fait preuve d'une belle constance. Réarrange-t-il tous les morceaux à sa sauce ou bien lui fait-on toujours chanter le même type de chanson ? On a en effet l'impression de le voir interpréter le même titre depuis le début de la saison. Visiblement ça plaît. Un candidat sérieux pour le quarté ou le tiercé final.
Moins consensuel, Ycare voulait qu'on le regarde un peu moins et qu'on l'écoute un peu plus. Les commentaires qui ont suivi son interprétation du dernier single en date de Raphaël, Vive le vent d'hiver Le vent de l'hiver, l'ont laissé légèrement perplexe. "Lâche le monstre !", l'a exhorté Philippe Manœuvre, "Dompte-le" a corrigé André Manoukian, sans que l'on sache s'il y avait des sous-entendus sexuels ou non. A noter que Sam n'avait pas l'air content.
Thomas, lui, a eu droit a du plus explicite. Dédé, dans un bel esprit tautologique, lui a trouvé un côté "Jim Morrisson imberbe" et Lio, après avoir remis de l'ordre dans ses cheveux, lui a tenu à peu près ce langage : "Ton sex-appeal grandit !". Le jeune homme n'avait pourtant fait que livrer une interprétation honnête du tiédasse Come Undone de Robbie Williams.
Et puis soudain, ce fut le drame. Virginie Efira a annoncé qu'Amandine allait chanter du... Phil Collins. Stupeur, tremblements, catatonie : l'ancien batteur de Genesis est à la chanson ce que Franck Dubosq est à l'humour. La toulousaine qui avait jusqu'ici fait un parcours sans faute commettrait-elle son premier impair ? Négatif, mon capitaine. Si elle n'est pas parvenue à changer le plomb en or, son talent aura au moins permis de limiter la casse. Philippe Manœuvre a bien résumé la situation : "Pour être la Nouvelle Star, il faut être capable de chanter n'importe quoi, ce soir elle l'a fait !".
Par gentillesse, on passe, comme d'habitude, sur les passages en groupe qui tiennent plus du karaoké - voire, parfois, du concert de casseroles - que de la performance musicale à proprement parler. A ce stade, il serait sans doute judicieux de les remplacer par un deuxième passage de chaque candidat. Au passage, on sait gré à la prod de nous plus nous infliger comme les années précédentes, une chanson déclinée en chaque début d'émission (Troisième sexe l'an dernier).
En revanche, la séance de questions plus ou moins indiscrètes aux candidats mériterait d'être lgardée, pour peu que l'on muscle un peu les questions. On aura ainsi appris que Cédric n'était pas avec Céline, vue lors des émissions de casting - c'est une ex (mais ça a l'air compliqué), que les étoiles de Lucile sont dessinées au crayon tous les matins et que Benjamin a chanté A song for you pour une fille (pic de consommation d'anti-dépresseur enregistré dans le marais à ce moment-là).
Et vous, quelles questions poseriez-vous aux candidats ?
Comme chaque année, la prod de la Nouvelle Star demande aux téléspectateurs de choisir les chansons des candidats. Vous trouverez le formulaire ici.
Voici mes propositions :
Kristov : 74-75, The Connells
Lucile : Que n'ai-je ?, Keren Ann (je la propose tous les ans, ils finiront bien par céder)
Cédric : Sur mon cou, Daho (sur un poème de Genet)
Benjamin : Son of a preacher man, Dusty Springfield.
Thomas : Jolene, Dolly Parton, (version White Stripes)
Amandine : Piece of my heart, Janis Joplin / Never is a promise, Fiona Apple.
Ycare : Conne, Brigitte Fontaine.
Jules : Jeune et con, Saez.
N'hésitez à laisser vos propres propositions dans les commentaires.
C'est ce qui s'appelle corriger le tir. Et en beauté. Après une émission en demi-teinte la semaine dernière, toute l'équipe de la Nouvelle Star semble avoir cette fois-ci mangé du lion et nous a livré un programme des plus réussis.
A l'exception de Kristov, peu aidé par la chanson (Mon fils, ma bataille), tous les candidats se sont montrés au meilleur de leur forme.
Lucile a ouvert le bal avec une version pêchue du What you waitin' for de Gwen Stefani. Même si la jeune fille a peiné à se démarquer de l'interprète originale, force est de constater qu'elle a fait dans l'efficacité.
Cédric est resté fidèle à son style qui plaît tant aux femmes hétérosexuelles de plus de trente ans sur Emmenez-moi d'Aznavour. Bien fait, comme d'hab', mais on a toujours du mal à y être sensible. On le serait peut-être plus si on changeait de chanson d'Aznavour. Emmenez-moi est ressorti à toutes les émissions variété sans exception depuis plusieurs années et il est temps que ça s'arrête. Si on en a aussi marre de la Bohème, il y a toujours Hier encore, Comme ils disent, For me Formidable (on se souvient de la version de Pierre l'an dernier), Tu t'laisses aller, Sa jeunesse, ou que sais-je encore...
Ycare, lui, a voulu jouer le contre-emploi, en tentant de rester sobre sur Un homme heureux de William Sheller, étiqueté "Anapurna" de la reprise par Philippe Manœuvre. A dire vrai, on ne sait pas bien s'il a rempli sa mission tant il était difficile de détacher le regard de ce magnifique frère (photo). De son propre aveu, Ycare lui donnerait volontiers son cœur. Gageons qu'il n'est pas le seul. Peut-on attribuer un numéro spécial à Sam pour le faire rester sur le plateau de semaine en semaine, indépendamment de son frère ?
La bonne surprise de la soirée aura été la prestation de Sian sur Jardin d'hiver, co-écrite par Benjamin Biolay et Dieu Keren Ann. Avec une magnifique interprétation bossa au début et soul au finish, la jeune femme semblait enfin être parvenue à briser la glace. Las, il semblerait que ladite glace menait vers la sortie.
Jules jouait gros en reprenant Bad de Michael Jackson. Sinclair, qui nous dit-on reprend du Bambi pendant ses concerts, prévient : c'est le plus difficile à reprendre. Trente minutes avant c'était William Sheller, faudrait savoir. Le "branleur" n'aura réussi son pari qu'à moitié. Prenant les couplets trop bas, il ne parvient qu'à briller sur les refrains et encore, quand il ne gesticule ou grimace pas trop.
Vient ensuite le tiercé gagnant de la soirée.
Thomas, de plus en plus beau - et qui confie être très "mature" pour son âge, a repris à la perfection le Je dis Aime de Matthieu Chedid, alias M. Le petit déhanché aperçu lorsqu'il a chanté "le dehors, le dedans" a dû émouvoir plus d'un damoiseau et plus d'une damoiselle devant son écran. Le jeune homme voulait faire découvrir "le Thomas sensuel". On en redemande.
Moins de déhanché en revanche et plus de technique vocale pour Benjamin, qui s'est lâché sur une reprise jazzy du New Soul de Yael Naim. "Quand on se lance dans le scat, il y a toujours le risque de tomber du côté de Baloo, du Livre de la Jungle", a commenté André Manoukian, avant d'ajouter qu'en l'espèce, cela n'avait pas été le cas. Belle interprétation en effet. Dommage simplement que le candidat persiste à tout chanter avec le même accent nasillard, qui déforme tous les mots et toutes les notes.
Sans cela, il pourrait aisément jouer dans la même cour que la reine Amandine, qui a une fois de plus fait valoir son droit à la couronne avec Rehab d'Amy Winehouse. Ce n'était pas le Back to black espéré, mais si on a eu deux Bashung on peut bien escompter deux Winehouse, non ? Le péril était néanmoins grand pour la toulousaine. A se mesurer à la plus grande chanteuse de ces dernières années, elle risquait de faire pâle figure. Il n'en a rien été. L'attitude, la voix, tout était parfait. Même (et surtout) le look : au revoir le maquillage trop appuyé de la semaine dernière, bonjour le petit débardeur noir et les bretelles so butch.
Amandine ou le frère d'Ycare, le choix promet d'être cornélien.
PS : A la demande générale, que Sinclair se fasse couper les cheveux !
Le nouveau Portishead, Third, sort le 28 avril et devrait dès aujourd'hui être en écoute sur Last.fm (Edit : en écoute également sur Jiwa). En attendant, on peut toujours réécouter l'une de leurs meilleures chansons, Undenied, extraite du deuxième album. François Ozon s'en était servi dans Sous le sable. Certains titres ont vieilli. Pas celui-ci.
Les commentaires récents