La formidable Christine Pedi interprète le Rose's Turn de Gypsy à la manière de Bernadette Peters, Patti LuPone, Ethel Merman, Julie Andrews, Elaine Stritch, etc. Hilarant.(merci à Fabien pour le tuyau)
Je n'ai jamais vu Rent sur scène. J'attendais donc cette version dvd de la dernière sur Broadway avec impatience. Je n'ai pas été déçu. L'œuvre est remarquablement bien construite. Le cast s'en sort globalement bien. Des interprètes originaux, il ne reste que deux rôles secondaires, dont l'un (Rodney Hicks) incarne désormais Benny. Beaucoup des comédiens semblent avoir été choisis pour leur ressemblance avec leurs illustres prédécesseurs, à l'image d'Eden Espinosa, la Maureen, qui ressemble énormément à Idina Menzel. Dommage, c'est quand ils deviennent un peu plus perso qu'ils deviennent vraiment touchants, à l'image de Will Chase, le Roger. A noter que Tracie Thoms reprend le rôle de Joanne, qu'elle tenait dans le film. La mort d'Angel est toujours aussi déchirante. Justin Johnston, s'en sort aussi très bien, même s'il n'a pas la beauté spectaculaire de Wilson Jermaine Heredia. Et le passage Life Support, la première fois que l'on entend le thème No day but today, me procure toujours autant de frissons.
Rétrospectivement, je suis encore plus déçu par le film. Sans doute était-il difficile de tirer une histoire linéaire de cette oeuvre profondément faite pour la scène...
En voilà un spectacle qu'il est bien. Jérôme Pradon, seul sur la scène du Théâtre de l'Oeuvre, évoque pendant plus d'1h30 la vie de Sarah Bernhardt, en interprétant l'actrice légendaire et toute une galerie de personnages (de sa mère à Napoléon III en passant par Alexandre Dumas ou sa nounou). Le texte et la mise en musique sont signés d'Alain Marcel. Cette première partie de l'Opéra de Sarah, intitulée Avant l'Amérique, est passionnante de bout en bout, tour à tour drôle, épique, émouvante. Les chansons, parfois de simples comptines (à l'image du très beau Fleur de lait, au début), se mélangent tout naturellement au texte. On en reste quasiment sans voix, à se demander non pas pourquoi ce spectacle est aussi bon, mais pourquoi le reste est souvent aussi mauvais.
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